Pendragon est un jeu de rôle vous permettant de jouer un chevalier arthurien dans la Bretagne post-romaine. Créé par Greg Stafford, à qui on doit aussi le célèbre RuneQuest, ce jeu a connu plusieurs éditions depuis sa sortie en 1985. Ce jeu est en constante évolution, comme en témoigne la cinquième édition, sortie en 2005. Mais nous nous intéresserons ici à la version trois, la plus complète1.
Donc comme noté en introduction, Pendragon est un jeu de rôle permettant de vivre toutes les aventures de la Table Ronde. Certes, c’est un peu plus sérieux qu’un épisode de Kaamelot, mais ce jeu complet permet de vivre un paquet d’aventures. On peut se concentrer sur tout l’aspect mythique et légendaire, ou au contraire rester dans l’Histoire, de la chute de l’Empire Romain à la fin du Royaume de Bretagne, en passant par l’unification de la Bretagne sous la bannière d’Arthur. Cet univers est empreint de magie et de mystères servira de cadre aux personnage.
Chaque personnage est représenté par un ensemble de caractéristiques, de compétences, de traits et surtout un background extrêmement étoffé. On tire ainsi aux dés lors de la première partie les origines, les ressources, les parents, les enfants et toute la smala. C’est assez amusant pour un premier essai, mais dès qu’on cherche à avoir un personnage un peu particulier, ça peut vite énerver. N’ayant joué qu’une fois, je n’ai pas eu l’occasion de tester un éventuel système de création à la carte.
Le background est tellement poussé que les périodes hivernales seront l’occasion de tirer des évènements familiaux au dés, de voir évoluer votre famille (la mortalité infantile est omniprésente), vous entrainer ou de tomber malade. Fatalement, vous n’êtes pas immortel, et vous pouvez vous retrouver à jouer vos enfants, puis vos petits enfants. Ces derniers profiteront de vos points de gloire (synonymes d’expérience), acquis lors de hauts faits d’armes.
Le jeu présente un système extrêmement complet et réfléchi, mais parfois trop complexe. Le d20 occupe la majorité des jets sur un système assez peu courant.
En effet, les réussites et échecs des compétences sont résolues non pas en ajoutant la valeur de compétence à la valeur affichée par le dé, comme dans le d20 System, mais en faisant au dé moins que la valeur de la compétence.
Par exemple, un personnage ayant une compétence de 6 en Chasse devra faire entre 1 et 6 pour réussir son jet, 6 étant une réussite critique. Le 20 est un échec critique, tandis que la meilleure réussite l’emportera sur les autres jets.
Il est possible que les compétences dépassent le cadre des 20 points du dé. Un personnage ayant 24 en épée réussira tous ses jets, sauf circonstances défavorables bien entendu. Les quatre points au dessus du dé se retranchent pour avoir les valeurs de critique. Notre personnage fera donc des critiques entre 16 et 20.
Autre système amusant : les traits. Il s’agit de 26 traits de personnalité opposés, qui définissent le personnage. On trouve ainsi juste/arbitraire, chaste/luxurieux... Chaque trait opposé est défini par 20 points. Ainsi, on peut avoir un chevalier avant 15 en juste, et donc 5 en arbitraire. Le MJ peut demander à lancer un jet sur un trait concerné pour rendre crédible le roleplay par rapport au personnage tel que défini sur la feuille de personnage. Le système est bien entendu évolutif.
En bref, un jeu complet, pas toujours simple, certes, mais incroyablement vivant du fait de toutes ses possibilités de background et des personnage très bien définis. La progression des personnages est rapide et gratifiante, et la possibilité de jouer les enfants de vos PJ est une originalité que j’apprécie beaucoup. Pendragon entre donc immédiatement dans le top 3 des jeux que je préfère !
J’ai aimé :
Le background en béton et hyper pensé.
Le principe d’évolution du personnage, et la possibilité de jouer une génération.
Le système de traits qui permet de bien sentir son personnage.
Les suppléments sont nombreux, permettant de se frotter au monde féérique, à la magie, à l’Eglise naissante...
Je n’ai pas aimé :
Le système de combats qui est parfois bien long à résoudre (attaque, parade, riposte, snas parler du bouclier, des protections...)
Le fait de ne pas avoir un emploi du temps assez vaste pour jouer régulièrement.
Les gros anachronismes (l’armure de plate et quelques armes à feu au VIe siècle)
















