Les joueurs qui ne veulent pas forcément jouer ensemble.
Dans ce cas, il n’y pas 36 solutions, soit on fait avec, soit on fait deux groupes. Dans tous les cas, mettre tout à plat, et en parler. J’ai déjà joué une campagne pendant un an (en lycée) avec en rival principal de mon perso un type que je ne pouvais pas saquer, finalement je me suis mis à apprécier le joueur quand même. Du moment que les joueurs ne cassent pas l’ambiance avec des rancunes personnelles, ça peut passer (je n’avais rien de personnel contre lui, mais son je m’enfoutisme de nihiliste m’exaspérait). Il ne faut pas oublier que le JdR est un loisir : autant éviter les mauvaises ambiances qui pourraient se refléter dans la partie. De ce côté la composition du groupe de joueurs peut être importante. Je sais qu’il y a deux de mes joueurs que je ne pouvais pas mettre ensemble sans risquer une engueulade.
Les joueurs qui mettent le bazar pour s’amuser au dépend du MJ et/ou des autres joueurs.
Il faut expliquer au joueur, ou ne plus jouer avec lui que pour les parties délires pas sérieuses. J’ai aussi eu un joueur qui n’aimait pas garder le même perso plusieurs parties de suite. Là on peut difficilement l’inclure dans une campagne. Il y a aussi les joueurs qui mettront systématiquement le bazar en prétextant que c’est leur perso qui est comme ça.
Les joueurs qui n’ont pas la même conception du JdR que le MJ ou que les autres joueurs.
Là, ça se règle bien vite si les joueurs et le MJ sont capables d’expliquer le problème et ne pas se garder rancune. Sinon on peut arriver à des joueurs qui ne veulent plus jouer ensemble.
J’ai déjà eu une engueulade parce que mon perso avait tiré sa rapière pour menacer un autre personnage qui avait pris un objet sur le cadavre d’un ami du mien. Le joueur considérait qu’il était inconcevable de s’agresser entre perso. De mon côté je jouais mon perso qui voyait un de ses vieux amis mort dépouillé par un inconnu. De plus j’avais joué toute une campagne (avec un autre groupe) un personnage psychotique qui tuait quiconque lui manquait de respect, j’en avais donc déjà tué pour moins que ça avec d’autres persos, alors que pour lui ce n’était pas une façon de jouer.
Il faut donc prendre ces différents à bras le corps : en parler avant la partie, ou (à défaut pendant) afin d’éviter que cela gangrène le groupe. A chacun de faire des concessions, et d’explorer la manière de voir de l’autre.
Pour les éventuels problèmes de relations humaines, c’est à chacun de se débrouiller avec les personnalités de ses joueurs. Il faut aussi voir du côté de la motivation des joueurs, qui dérapent peut-être parce que la partie ne leur convient pas.
Le jeu des joueurs
Une phrase que l’on voit souvent sur le net résume assez bien les joueurs embêtants :
Il y a 3 types de joueurs à problèmes :
Les bourrins, ils tapent sur tout ce qui bouge,
Les paresseux, vous êtes sûr qu’ils s’endormiront avant la fin de la soirée,
Les mecs qui ont des idées géniales, avec eux les scénars ne tiennent pas longtemps
Les deux premiers je suis d’accord, surtout le premier en fait. Celui qui ne joue que pour taper peut aussi bien jouer à Diablo, il a même tendance à devenir lourd si y a rien à taper. Le second ne gêne pas vraiment, il suffit juste de le réveiller...
Le troisième par contre obligera juste le MJ à bien rebondir. Et à la limite, il fera probablement un bon MJ.
L’important avec ce genre de gars, c’est de pouvoir improviser et d’avoir assez de logique pour complexifier le scénar en restant cohérent si besoin est. Je ne disais pas que ce genre de joueurs faisait rebondir, mais que le meujeu devait le faire pour s’en sortir (nuance !).
Une des parties que j’ai préfère en tant que MJ, c’était avec trois joueurs, dotés d’un cerveau chacun. Je peux vous assurer que les entendre discuter donnait des tas d’idées et qu’en remodelant un peu à ma sauce j’avais des trucs pas mal pour améliorer mes idées de départ. Avec trois moutons on se serait fait ch... ^_^ Quant à des bourrins... Y a pas eu la moindre baston de la partie, ils se sont servis de sorts, de compétences et de discussions pour tout régler, au lieu de tout défoncer. Comme quoi réfléchir, ça aide !
















