Les Elfes de Bretagne : jeu de rôle, bêtises et découvertes

Les Elfes de Bretagne Le voyage en Armoria Chapitre 1 - L’Âme d’Armoria : Déesses et Dieux

Histoires divines

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Qui sont ces dieux qui régissent un si petit bout de terre ?

Ankou

Dieu majeur, LN

Description : Le servant de la mort. Il est celui qui porte malheur pour quiconque le rencontre. En même temps, c’est le compagnon de voyage vers l’Autre Monde.
Il suffit d’être serviable avec lui pour qu’il soit gentil, mais sa gentillesse se résume souvent à l’annonce de la date de votre décès. Tous ceux qu’il l’ont vu en ont été quittes pour une grosse frousse ; et s’ils en parlent, c’est parce qu’ils ne se sont pas fait voir ! Ceux qui ont été pris ne sont plus là pour parler... Heureux sont les mourants qui le voient apparaitre, il est le signe du voyage vers l’Autre Monde. Pour les autres...
Dans les campagnes, on entend parfois, la nuit tombée l’effroyable grincement de sa charrette qui, traînée par un cheval d’une maigreur mortelle (parfois couplé à un second, en pleine santé celui-ci) ramasse d’un coup de faux, dont la lame est affétée sur l’extérieur, les âmes des trépassés. Sur mer, il est le commandant d’un navire fantâme, que l’on voit passer, par dessus les vagues, lorsque la tempête frappe la côte.

Attributions : Ankou est loyal jusqu’au bout des phalanges. Pour lui, l’heure est l’heure, et on ne lui connait pas d’états d’âme. On le dit poli, sans détours, bien qu’il veille parfois à se cacher ou à modifier son apparence première pour ne pas effrayer les vivants dont le temps n’est pas écoulé.
Mais avant tout, c’est la Mort qui prédomine, car il est le représentant du trépas, du passage et de la Fin. Il mène les âmes vers l’Autre Monde, mais ne procède à aucun jugement. Il accomplit sa tâche, quoi qu’il arrive.

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est la faux, dont la lame est montée tranchant à l’extérieur. On le représente sous la forme d’un squelette, toujours équipé de son instrument de travail.

Dogme : Ankou n’a pas de dogme précis. Il est juste le valet de la mort, et ses très rares fidèles font ce qui leur semble juste pour s’attirer les faveurs de ce dieu.

Représentativité : Ankou possède une représentativité terrestre en parallèle des autres dieux : les lieux de culte des autres divinités contiennent parfois (le plus souvent à l’ouest d’Armoria) une statue de l’Ankou, un bénitier gravé, ou, plus souvent, un ossuaire.
Ses prêtres sont pour ainsi dire absents ; Ankou est représenté par ses avatars, aux pouvoirs proches des siens (rang divin 0), qui s’occupent de leurs paroisses respectives. Il s’agit alors du premier mort de l’année au sein de la paroisse (sauf quelques exceptions) ; en mer, le dernier noyé de l’an.

Traditions : Il existe une fois l’an, peu de temps après le solstice d’automne, une fête dédiée aux morts. Il s’agit là de la seule tradition généralisée à laquelle l’Ankou soit rattaché.

Fidèles : Seuls les personnes ayant perdu un être cher, ou essayant de défendre le cas d’une âme charitable et bonne prennent le temps d’intercéder auprès de l’Ankou. Autrement, il n’y a pas de fidèles de ce dieu, à part quelques nécromanciens passionnés par les âmes et les mystères de l’Autre Monde.

En réalité, l’Ankou n’est pas un dieu, mais une puissance réelle en Bretagne. On en entend souvent parler, et les anciens aiment en parler lors des veillées.

AHES

Déesse majeure, Chaotique Neutre

Description : Cette déesse, dite géante, est une créatrice, l’ouvreuse de chemins. C’est à elle que l’on doit les déplacements en Armoria. Tantôt géante, tantôt femme, on la trouve sous tous les noms. Son œuvre est immense. Cependant, elle mène une vie de luxure qui, par exemple, sous le nom de Dahut, fit perdre la ville d’Ys... Sa grande liberté lui causa bien des problèmes, et on la rencontre parfois, fée, au détour d’un bois, ou sur un rocher cerclé d’écume, coiffant ses cheveux avec un peigne d’or

Attributions : Ahès est libertine, mais également créatrice. Elle veille sur tous les points, et ses attributions sont donc très vastes : géants, nature, tromperie, architecture, voyage, plaisirs...

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est le béton du marcheur. Son symbole sacré est un peigne d’or.

Dogme : Ahès pense que la liberté de chacun prédomine, où que ce soit. La création et l’exploration, ainsi que le partage des savoirs sont primordiaux pour développer un grand peuple. Mais cela ne doit pas se faire sans se détendre. L’échec n’est pas un obstacle, mais une leçon ; on le considère donc comme acceptable.

Représentativité :Ahès est une déesse importante. De grands temples, le plus souvent admirablement ouvragés lui sont consacrés, mais également des édifices plus modestes, comme des fontaines au bord des chemins. Ses fidèles sont de toutes races, mais on trouve chez les nains un culte assez prononcé, malgré la présence de leurs dieux propres.

Traditions : Les prêtres d’Ahès prient le matin, car la journée nouvelle s’annonce pour eux pleine de possibilités. Le culte d’Ahès reprend la tradition de la majorité des croyants armorians. Les nouveaux nés sont baptisés afin d’attirer les faveurs de la déesse. Le mariage est une grande fête, qui dure une semaine après la cérémonie religieuse. La célébration de la mort et de sépulture est assurée par d’autres cultes, tel celui d’Ana.

Fidèles : Voyageurs, Druides, Bétisseurs,Rédeurs, Artistes

En réalité, Ahès était une déesse du peuple des Oisimes, qui vivaient en Armorique avant la conquéte romaine. Elle aurait créé la ville de Carhaix (29) (Ker-Ahès, la ville d’Ahès).

ANA

(ou Anna) : Déesse majeure, Neutre Bonne

Description : On l’appelle la Grand-mère (mamm-goz). C’est la mère des dieux, la grand mère des hommes. On la trouve, reine de la terre et de l’eau, de la naissance et de la mort. Elle détient la connaissance, et reste une protectrice des druides. Dans tous les cas, elle restera digne et noble, et assistera jusque dans la mort des gens qui souffrent. Elle est priée par tous comme étant la protectrice d’Armoria.

Attributions : Armoria s’est bâtie par les mains d’Ana, qui a donné aux gens et aux bêtes la possibilité d’y vivre. Elle veille sur les gens afin de leur apporter joie, bonheur et réconfort. Elle veille tout particulièrement sur les mères de famille et les enfants.

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est Mell Beniged, le Marteau Béni. Son symbole est une hermine courante. Sa devise est devenue celle d’Armoria : « Kentoc’h mervel eget bezaé saotret » « Mieux vaut la mort que la souillure ».

Dogme : Ana pense que le malheur des êtres vivants peut disparaitre. Il suffit d’affection et de protection. Cependant, les obstacles et les difficultés de la vie sont autant d’épreuves pour apprendre à savourer le bonheur. Ana ne laissera pas tomber un fidèle méritant, et fera tout pour ammener le pécheur sur le chemin de la rédomption. Elle sait également que la Mort est un passage vers un nouveau bonheur.

Représentativité : Le culte d’Ana est partout en Armoria. Nombreux sont les lieux qui lui sont consacrés. De nombreux pardons, rassemblant des milliers de fidèles unis dans la prière ont chaque année dans de nombreux lieux.

Traditions : Les prêtres d’Ana sont très nombreux. Ils apportent réconfort et soin à qui en a besoin, le plus souvent de manière sédentaire. Ils sont tous autorisés à accomplir les rites religieux : baptême, consécration des enfants (passage à l’âge adulte), mariage et enterrements.
Une des principales traditions d’Ana est la possibilité pour certains mourants qui lui ont été fidèles d’abréger leurs souffrances. La déesse indique alors l’emplacement d’un des marteaux bénis répartis en Armoria. Le fait de poser la masse sur le front d’un mourant lui permet d’accélérer son départ, et de trouver la paix dans l’Autre Monde.

Fidèles : Tout le monde, Mères de famille, Druides

Il s’agit de Sainte Anne, patronne des Bretons, grand-mère du Christ. Mais la religion chrétienne a eu beaucoup de mal à effacer les anciennes divinités, et Anne était pour les peuplades celtiques la mère des dieux. Comme quoi, inutile d’en inventer...

MORGANE

Déesse intermédiaire, Chaotique Bonne

Description : Fée, reine de l’Autre Monde (Avalon), c’est la déesse de l’amour et des océans. Elle sait guérir et réconforter. c’est la demi-sœur d’Arthus, mais sa tendance luxurieuse fit qu’elle sema des enfants un peu partout... Son surnom est l’Anguille de Mer.

Attributions : Fées, amour, mer, soin, maternité

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est un navire voguant vers l’ouest, son arme est le fouet d’écume.

Dogme : Morgane vit pour l’amour et la mer. Elle veille à ce que ces deux éléments vitaux à son regard ne soient jamais souillés. Pour elle, la responsabilité est une chose importante, et, même si le chaos coule dans ses veines, elle ne tolèrera pas l’injustice, l’incompréhension et l’abandon des êtres qui souffrent. Pour elle, tous les gens sont égaux, et discrimination et haine sont à combattre.

Représentativité : Morgane est essentiellement présente sur les côtes et les îles. Ses prêtres sont le plus souvent des gens de mer, ou en ville, des séducteurs acharnés (voire les deux). Ses lieux de culte sont discrets, sobres, et confortables.

Traditions : Les prêtres de Morgane prient le soir, car c’est le moment ou la mer devient dangereuse, et ou les amants cachés se retrouvent. Tous cherchent à privilégier l’aspect curatif de leur mission.
Les fidèles de Morgane observent tout ou partie de son dogme. Pour ceux qui s’attachent à la représentation maritime, le baptême s’affectue à l’eau de mer. Mariage et enterrement traditionnels sont également présents. Une fois l’an ont lieu des messes en mer, suivies d’une bénédiction. Chacun décore son bâteau pour y assister avec les familles à bord. Les fidèles de l’aspect amour ont une petite cérémonie intime, avec ou sans prêtre, dans les jours qui suivent la conception d’un enfant, afin de bénir la mère et le fœtus.

Fidèles :Marins, Guérisseurs, Amoureux

C’est la fameuse fée Morgane, des aventures de la Table Ronde. On en entend beaucoup parler dans la forêt de Paimpont, à l’ouest de Rennes.

Niniane

Déesse intermédiaire, Neutre

Description : Aussi appelée Viviane, ou parfois Nimüe, elle est l’Anguille de Terre.On la voit parfois, courant des les prés, telle une marimorgane. Contrairement à Morgane, elle ne connaét pas l’amour, car elle se trouve toujours en quête de la connaissance perpétuelle. C’est une magicienne redoutable, Merzhin étant son précepteur et amant.

Attributions : Protectrice des cours d’eau, elle se trouve être même son âme. On lui attribue donc la vitalité des sources. Mais elle est également une des plus grandes magiciennes du panthéon Armorian, et elle est la protectrice légitime de magiciens.

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est un livre ouvert, son arme est l’épée courte.

Dogme : Niniane vit pour les eaux de terre et la magie. Elle estime que des deux biens sont accessibles à tous, peu importe leur bord. La neutralité est pour elle une vocation, et, bien qu’elle n’apprécie pas le Mal, elle sait qu’elle ne peut faire sans cet aspect.

Représentativité : Niniane est repréentée auprès de toutes les universités de magie, ainsi qu’auprès des lavoirs et autres sources. Ses prêtres prient le matin en s’aspergeant d’eau. Ce sont des gens discrets, serviables, proches du peuples, cherchant à rendre la magie accessible au plus grand nombre. Ils servent parfois d’intermédiaires entre les pratiquants de magie profane et le reste du monde.

Traditions : Niniane n’est pas exubérante. Elle se contente, ainsi que ses fidèles, d’un culte simple, libre et ouvert, composé des trois cérémonies traditionnelles, que sont la présentation des enfants, le mariage et la mise en terre. Une bénédiction existe pour les nouveaux magiciens.

Fidèles : Magiciens, Erudits, Meuniers, Bateliers, Pécheurs

Elle est dans les légendes l’amante de Merlin l’Enchanteur. On la rencontre comme Morgane en Brocéliande.

Kronan

Dieu majeur, NB

Description : Kronan est appelé le dieu cornu, il est puissant et il préside le monde de l’ouest. Sa bonté permet aux malades de guérir, ou aux morts de revenir voir leurs proches. C’est le seigneur des Annaons, les âmes trépassées, les revenants, ceux qui me peuvent quitter notre terre. Très souvent, Kronan est en voyage parmis les mortels.

Attributions : La bonté de Kronan est sans limites, et les âmes exaltées et valeureuses auront toujours sa préférence. Les soprtifs et autres amateurs de compétition physique sont sous sa protection.

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est Korn, un fauchon. On le symbolise par un taureau puissant ou un svelte cerf.

Dogme : Kronan encourage les sportifs à exceller et les malades à garder espoir. Les âmes sont sous sa protection, et il veille à ce que leur sommeil ne soit pas troublé. Pour lui la valeur d’une âme se mesure par les capacités de chacun, mais également par la sagesse et la bonté.

Représentativité : Kronan possède un nombre de prêtres important, mais pas conséquent. Tous sont physiquement puissants et endurants. Pour certains, il s’agit d’anciens sportifs, de guerriers ou de prêtres de cultes poches ou complètement opposés qui l’ont rencontré. Ses représentants sont présents dans les compétitions sprotives quelles qu’elles soient (tournois de chevalerie, rencontre de lutteurs, épreuves de force, courses...).

Traditions : A part le baptême, le mariage et la mise en terre, il existe une autre cérémonie qui permet d’ouvrir une compétition sportive.

Fidèles :Soigneurs, Sportifs, Lutteurs, Guerriers

Assimilé à Cronos, le dieu du temps grec, il s’agit d’une divinité des Gaulois. Sa tombe serait sous le mont Saint Michel de Brasparts, au coeur des Monts d’Arrée. Le taureau et le cerf, ses symboles sont très nombreux dans les légendes bretonnes.

Edern

Dieu mineur, Chaotique Neutre

Description : C’est le dieu des enfers, et bien que fondamentalement Neutre, il attire essentiellement des partisans du Mal. On se trompe symboliquement parfois entre Kronan et lui, car le cerf est aussi son symbole, mais il s’agit alors d’un cerf blanc, porteur d’un Annaon. Son père, Nuz, a été un tueur de dragons, et l’épée de Edern est donc l’épée longue de son paternel, une tueuse de dragons.

Attributions : Mort, Tourments, le cerf, les dragons

Arme de prédilection/symbole divin : Le symbole d’Edern est une ramure de cerf liée par une corde de chasuble, son arme de prédilection : l’épée longue.

Dogme : L’enfer est un chaos bien réglé. Le tourment attend les âmes et Edern y veillera. Ses fidèles se doivent également de dénoncer les dragons, tyrans qui n’aspirent qu’à soumettre les humains.

Représentativité : Quelques temples uniques dans certains villages. Le culte visible est bien souvent pacifique et non-maléfique. La présence de la mort est très importante dans le culte d’Edern. Pour ses fidèles, le cerf est un animal sacré.

Traditions : Aucune, hormis une cérémonie spécifique pour les morts.

Fidèles : Nécromanciens, Druides maléfiques, Ensorceleurs

A la base, il s’agit de Saint Edern, mais également d’Edern, dieu de l’enfer froid, fils de Nuz, le tueur de dragons... On le retrouve également chez les Gallois, ou, comme chez nous, l’enfer est glacé, et régi par deux frères, qui sont à mi-temps sur ce lieu. Dans tous les cas, l’assimilation du rite païen, et de la chrétienté donne un étrange micmac.

Gargan

Dieu mineur, Chaotique Bon

Description : On l’appelle le bon enfant, il est le géant créateur. Mâme si son règne fut il y a longtemps, quand les Géants et les Korrigans façonnèrent Armoria, il demeure encore à présent, même en retrait.

Attributions : Constructions, Mines, Géants, Mégalithes, Peuples ancestraux, Korrigans

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est sa dague (épée à deux mains), son symbole est une pierre de granit, lisse comme un galet ; orné d’un sourire...

Dogme : La joie et la tolérance sont les meilleurs moyens de chasser le désespoir, bien que la bagarre y aide beaucoup plus parfois. Tout esprit à droit de vivre en Armoria, et Gargan défend cette idée avec conviction via ses prêtres. Ce sont eux qui interviennent comme médiateurs entre les races actuelles et les peuples ancestraux ou les peuples cachés.

Représentativité : Gargan possède de nombreux temples, car son culte est simple et ouvert. Les prêtres sont les gardiens des mégalithes, et certains sont même de véritables lieux de culte.

Traditions : Il n’existe pas de culte spécifique, hormis les trois cérémonies traditionnelles. Certaines corporations font cependant des cérémonies particulières à Gangan à l’occasion de leurs fêtes en comité privé.

Fidèles : Créateurs, Barbares, Tailleurs de pierre, d’ardoise, Korrigans

A ne pas confondre avec Gargantua, bien que... En fait Rabelais est passé par Guérande, où l’on trouve quelques traces de ce légendaire individu. En Bretagne, il s’agit d’un géant, qui, avec les autres géants modela le pays. On lui doit le chaos du Huelgoat (29), maintenant attribué à la Vierge. Le mélange de la tradition païenne et du christianisme a encore frappé !

Gewr

Dieu mineur, LM

Description : On l’appelle le serpent, car il s’agissant d’un humain à la queue de python. Il est le destructeur, opposé à Ahès et à Gargan. Bien que mineur, ce dieu reste très ancien et puissant. Parfois, son alliance avec les autres maléfiques déclenche en Armoria de terribles ravages.

Attributions : Reptiles, Mal, Vengence, Tyrannie, Déforestation, Yuan-Ti

Arme de prédilection/symbole divin : Son arme de prédilection est la hache, coupeuse des bois ; son symbole est un serpent géant prêt à bondir.

Dogme : « Le Mal est un moyen de parvenir à ses fins. La domination se fait par l’infiltration, l’infiltration par la persuasion. La victoire se fait toujours par la voie la plus légale. La guerre, la manipulation et la torture ne sont que des outils pour dominer le monde. Mort aux géants ; mort aux forêts, mort au Bien. » Herraq, prêtre de Gewr.

Représentativité : Gewr beaucoup prié, essentiellement dans les villes pleines de complots ou les lieux ou la présence des être sylvestres ou apparentés est indésirable pour les habitants. Ses prêtres sont discrets, et se font pour la plupart du temps passer pour des politiques, des guerriers, des moines ou des marchands.

Traditions : Le culte est en trois parties : la présentation de l’enfant, sorte de baptême et l’enterrement sont les cérémonies de base. Cependant, une fois l’an, le Culte des Reptiles rassemble dans un endroit secret les fidèles du dieu. A lieu alors un sacrifice, ou plusieurs humanoïdes sont sacrifiés à des serpents. Le Duché fait tout pour éviter cette horreur, mais les organisateurs échappent aux autorités.

Fidèles :Guerriers, Moines, Tyrans

Toujours dans le même secteur du Huelgoat, on trouve ce géant maléfique. A vrai dire, il s’agit du seul être maléfique que j’ai pu trouver dans mes lectures ! Son tombeau est dans la colline dressé au dessus de la chapelle de St Herbot, chapelle dont je vous conseille la visite.

Marc’h

Dieu mineur ; CB

Description : Marc’h était roi, le roi aux oreilles de cheval. Une fois mort, il est devenu dieu, à force d’être apprécié par le peuple, malgré une vie de luxure et de ripaille. La guerre et la force étaient ses attributs, mais son cœur d’or et sa bonté ont sauvé son âme. Il est à présent un petit dieu, prié par le petit peuple et les grands régents. Dans les conflits, les soldats suivent son étendard.

Attributions : Fête, Débauche, Soldats, Gents du Peuple, Régents, Chevaux, Musique

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est un cheval cabré, son arme est « botez marc’h », une morgenstern sans pointes.

Dogme : La fête et la générosité pour autrui sont les deux priorités de ce dieu. La bataille ne lui fait pas peur, et la musique est son dada. Pour Marc’h, les chevaux sont les meilleurs serviteurs de l’homme, aussi ses prêtres ne se déplacent jamais sans eux.

Représentativité : Les prêtres de Marc’h sont nombreux, tout particulièrement dans les régions riches en chevaux (Henbont ; Lambal et le Pays de Josilin (Rohan)). Tous supervisent les ventes de chevaux, mais également l’aide aux plus pauvres dans les villes et le culte pour les dirigeants.

Traditions : Présentation des enfants, mariage et funérailles, ainsi que la bénédiction des chevaux une fois l’an, à une date variable.

Fidèles :Guerriers, Barbares, Gens du peuple, Bardes, Cavaliers, Centaures

Roi de légende, ou roi existant ? La question se pose. Il régna sur le Léon, la Cornouaille et les îles sud-atlantiques (Belle Ile entre autres). Mais quand le peuple apprit qu’il avant des oreilles de cheval, il mourut. Quelques légendes parlent de lui...

Lugos

Dieu mineur ; N

Description : C’est le dieu des marchands et du voyage. Il est également rattaché au soleil, bien qu’il ne s’agisse que d’une étoile parmi tant d’autres.

Attributions : Voyages, Lumière, Commerce, Jeu, Pélerins

Arme de prédilection/symbole divin : Sa lance de lumière guide les voyageurs dans la nuit Son symbole est une botte ouvragée.

Dogme : Lugos veille avec Ahès sur les routes, et sa lumière en fait une divinité de la nuit. Pour lui, tous les voyages sont une occasion d’apprendre ou de réfléchir sur soi même ou le monde. Lugos n’est opposé à rien, bien que la mort ne lui plaise pas. Sa neutralité l’empêche cependant d’interférer quand l’Ankou vient prendre une âme qui lui est destinée. Pour Lugos, il s’agit alors pour le défunt d’un ultime voyage.

Représentativité : Les prêtres de Lugos œuvrent dans des chapelles situées sur le bord des routes, mais également dans les auberges. Certains vivent sous terre ou ils apportent la lumière à tous (bien que ça ne fasse pas l’unanimité).

Traditions : Présentation des enfants, mariage et funérailles, ainsi que la cérémonie du solstice et d’équinoxe, organisée aléatoirement. Les fidèles se réunissent auprès des mégalithes et chantent, ou écoutent des histoires en attendant le lever du soleil.

Fidèles : Marchands, Voyageurs, Joueurs, Éclaireurs, Voleurs

Il s’agit, ni plus, ni moins, du dieu gaulois Lug, dont on trouve également des traces à Lyon (69). Son culte était important en Armorique.

Merzhin

Dieu majeur ; N

Description : Il s’agit là d’un personnage fort emblématique, que l’on rencontre dans d’autres contrées. Magicien et druide, Merzhin était un étrange personnage. Fin conseiller, c’est à lui que l’on doit la divination pour Arthus, Morgane et Niniane. Il s’est illustré à plusieurs reprises en intervenant personnellement dans les affaires des mortels, parfois en tant que fou. On l’appelle le dieu-druide, mais aussi le Grand Architecte, car c’est celui qui œuvra pour qu’Armoria soit un si beau pays. Il fait partie de la Trinité de l’Autre Monde, aux côtés de Ana et de Ahès.

Attributions : Nature, Éléments, Divinisation, Druidisme, Magie, Folie, Savoir

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est celui des druides, le gui, et son arme le béton.

Dogme : Merzhin prone pour une utilisation rationnelle de la nature et de la magie, deux éléments indispensables pour l’équilibre de la vie. Selon lui, trop de connaissance nuit au développement d’un monde. L’ouverture et le croisement des idées sont également de ses occupations, et on le consulte comme stratège, devin ou diplomate. Il dispense alors son savoir et son conseil sour forme d’énigmes, ou via une épreuve.

Représentativité : Les prêtres de Marzhin sont nombreux. La majorité d’entre eux est fortement penchée sur la combinaison de la magie et de la nature. Leurs connaissances sont bien souvent pointues dans un domaine précis, pour lequel on vient les consulter. Contrairement à certains de leurs collègues des autres religions, les prêtres de Merzhin ne sont jamais affectés à une paroisse.

Traditions : Présentation des enfants, mariage et funérailles, ainsi que la cérémonie du solstice, organisée conjointement aux fidèles de Lugos. La cérémonie du gui est également importante et a lieu tous les ans, à une date différent selon les endroits. Les prêtres cueillent alors le gui qui servira toute l’année à décorer les lieux de culte.

Fidèles :Druides, Rôdeurs, Ensorceleurs, Éducateurs, Prédicateurs, Fous pas si fous que ça.

Merlin l’enchanteur, c’est lui ! Qui ne le connait pas... ? Il tient une grande part des légendes dans le centre-est de la Bretagne. Mais il est également disputé par le pays de Galles et la Cornouaille britannique. Tous les livres s’opposent quant au lieu, mais tous parlent d’une grande légende.

Yvez

Dieu mineur : LN

Description : C’est le Barner, le juge. Il sait ce qui est juste, et il donne vie ou mort à celui qui réclame justement ou non la justice. C’est le dieu des secrets, face à lui, point de mensonges. Cependant, son oreille écoute tout le monde, y compris les faibles et les humbles, avec la même neutralité. On raconte même que dans son passé mortel, Yvez ne défendait que les pauvres.

Attributions : Lois, Justice, Partialité, Pauvres, Secrets

Arme de prédilection/symbole divin : On le représente par la balance, qui pèse le vrai du faux. Son arme est le marteau de table, petit marteau du juge.

Dogme : La Justice prédomine pour Yvez, et selon lui, seule la loi permet à tous d’obtenir l’égalité face à la vie. Yvez a horreur des lois injustes qui ne donnent pas leurs chance à tous. Chacun à droit à une défense juste, quelle que soit le délit.

Représentativité : Les prêtres de Yvez passent le plus clair de leur temps à plaider pour autrui. La carrière de prêtre est souvent liée à celle de juriste, ce qui peur repousser certains. Cela explique que les moines soient plus ombreux que les prêtres. Les prêtres de Yvez sont consultés dans le cadre des modifications de lois.

Traditions : Présentation des enfants, mariage, enterrement. Un sortilège puissant, connu de quelques vieilles sorcières, permet de lui demander un jugement radical et sans erreur pour autrui. Cependant, si l’accusateur à tort, il mourra sur le champ. Un pardon en son honneur à lieu a Landregertous les ans.

Fidèles :Juges, Avocats, Paladins, Moines

Il s’agit de Saint Yves de Vérité, saint patron des avocats. Il était originaire de Tréguier (22), et défendait les pauvres de son pays. Mais un culte païen en fait un vengeur. Pour en faire un dieu mythique, il n’y avait qu’un pas.

Gwaller

Dieu mineur ; CM

Description : On ignore tout ce cet être divin ; même les dieux ignorent son passé. Il serait un démon, né du malheur collectif des habitants d’Armoria dans les mauvais moments. Même si la vie est rude, mais les grands malheurs rares, il n’en demeure pas moins que l’Histoire à été pleine de guerres, d’épidémies, et autres difficultés.
Gwaller, être sans forme, ne vit que pour maudire Armoria et ses habitants. La perte et la destruction sont ses seuls buts.

Attributions : Destruction et tout ce qui va avec.

Arme de prédilection/symbole divin : Fléau d’armes ; un crâne décharné.

Dogme : Tuer, piller, massacrer, tout casser, polluer...

Représentativité : Son clergé est disséminé. On le trouve partout, mais bien caché derrière d’autres métiers, voire d’autres cultes. Les humanoïdes maléfiques, comme les goblenoïdes et les kobolds sont fidèles à son culte.

Traditions : Aucune, hormis tout massacrer. Les pretres cependant sont une caste conseillant les dirigeants.

Fidèles : Guerriers, Barbares, Voleurs

J’avoue, c’est la seule création de cet ensemble. Mais comment ne pas mystifier le malheur qui s’abat parfois sur la Bretagne ? Guerres, occupations, négligences... La péninsule armoricaine a - semble-t-il - tout connu.

Arthus

Dieu Intermédiaire ; LB

Description : Roi de légende, fils des dragons, il est l’incarnation du Bien, sauveur d’Armoria. Demi-frère de Morgane d’Avalon, ce grand paladin reviendra quand les peuples auront besoin de lui. Et même si sa présence en Armoria reste légendaire, il n’en demeure pas une grande force. Il fait partie des Quatre Piliers du Monde, où il est représenté en tant qu’Aigle (même si son nom est celui de l’Ours).

Attributions : Loi, guerres, Bien, Dévouement, Armes, Courage, Bravoure, Résistance

Arme de prédilection/symbole divin : Excalibur, son épée bétarde légendaire est conservée par Niniane, dans le palais du Lac. son symbole est un Ours rugissant.

Dogme : Loi et Bien sont ses préceptes. Arthus est un combattant et une force de la nature. Il veut protéger tous ceux qui vivent et conseiller justement tous ceux qui gouvernent.

Représentativité : Les prêtres d’Arthus sont présents dans les grandes villes, tout particulièrement au centre du pays. Ils veillent au maintien de l’ordre, et épaulent paladins et soldats dans les combats contre toutes les forces maléfiques.

Traditions : Présentation des enfants, mariage, enterrement, ainsi que l’adoubement des chevaliers.

Fidèles : Paladins, Guerriers, Hommes de loi, Régents

Le légendaire roi Arthur. Qui n’en a jamais entendu parler... ? Il fait partie des grandes traditions médiévales, et on retrouve son mythe encore à l’heure actuelle. A la mode depuis 1000 ans, il l’est toujours (demandez à Indiana Jones, entre autres ;).

Bec’hed

Déesse mineure ; NB

Description : C’est la déesse de la famille, la gardienne du feu. Sa protection donne paix et sérénité au foyer. Discrète, cette déesse est cependant vitale pour les familles.

Attributions : Feu, Paix, Douceur, Famille

Arme de prédilection/symbole divin : Bec’hed n’a pas d’arme favorite, car elle use du feu avant tout. Bien souvent, ses prêtresses usent d’armes fournissant cette énergie. On la représente par une flamme vive.

Dogme : Pour Bec’hed, la famille est un cocon sacré où tout le monde peut s’épanouir. Elle table sur le feu qui réchauffe, qui rassemble et qui rassure pour créer des lieux de convivialité ou d’intimité. Selon elle, tout ce qui tourne autour du feu et des femmes est synonyme de paix et d’évolution.

Représentativité : Les prêtresses sont majoritaires dans le culte de Bech’ed, ainsi que les moniales. Elles vont de villages en village pour apporter paix et chaleur.

Traditions : Présentation des enfants, mariage, enterrement, ainsi que la cérémonie du feu dans toutes les paroisses. Au solstice d’été, les prêtresses conduisent les grands feux du renouveau, occasion de fête durant toute la nuit. Les prêtresses apportent alors le feu dans les temples.

Fidèles : Familles, Charbonniers ; Nourrices ; Cuisiniers

Il s’agit de Sainte Brigitte, patronne des accoucheuses, protectrice de la famille. Elle est, dans la tradition païenne la gardienne du feu sacré.

Morvan

Demi-dieu : LB

Description : On l’appelle Lez-Breiz. C’est le chevalier protecteur d’Armoria, destructeur des ennemis du pays. Il est, en réalité, le fils de Ana. Il eu la tête tranchée et ne dut son salut qu’à l’intervention d’un ermite qui le cacha à ses ennemis.

Attributions : Défense, Guerre, Traditions ; Courage

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est un poing levé, son arme de prédilection est l’épée longue.

Dogme : Armoria est un lieu merveilleux à protéger des invasions extérieures nuisibles, quelles qu’elle soient. Tous les moyens sont donc bons pour bloquer ce mal qui rôde et qui irait compléter les forces déjà présentes dans le Duché.

Représentativité : Nombre de paladins sont à son service, ainsi que des prêtres. Ils constituent la première ligne lors des guerres. Ses serviteurs sont un peu extrémistes de la bonne cause, à savoir la défense d’Armoria. ils sont parfois rappelés à l’ordre par le Duché.

Traditions : Présentation des enfants, Adoubement ou cérémonie des pages, Funérailles

Fidèles : Paladins, Guerriers

On entend parler de Lez Breiz dans de nombreuses chansons. Ce chevalier plein de courage combattit les Francs au temps des invasions de Charles le Chauve. Mais étrangement, on entend également parler de lui côté franc. Copiage ? D’après les chercheurs, oui. Un héros pareil devait sûrement faire peur aux troupes... Lez Breiz eut la tête coupée, puis il alla, tenant son crâne en mains, le faire recoller par un ermite chrétien franc, qui le mit en pénitence.

Alc’houen

Déesse intermédiaire ; LN

Description : On l’appelle également la gardienne des clés, la dame des portes. Elle est la gardienne du savoir et de l’histoire d’Armoria. Les livres sont sacrés pour elle. On la trouve surtout en ville, ou près des lieux de grande connaissance.

Attributions : Savoir ; Livres ; Temps ; Mystères ; Connaissance

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole est une clé posée sur un livre ouvert, son arme de prédilection est le stylet (dague).

Dogme : Alc’houen sait ce qui était, ce qui est et ce qui sera. Elle possède le savoir absolu en Armoria et le dispense aux érudits par les livres. Cependant, elle garde bien enfouis les secrets vitaux à la vie armorianne. Elle n’hésite pas à entraver l’accès à un savoir interdit, quitte à se mettre d’autres divinités locales ou extérieures à dos.

Représentativité : Les prêtres d’Alc’houen sont présents partout, tout spécialement dans les Universités, les musées et les bibliothèques. Beaucoup sont enseignants. Par conséquent, on les trouve partout. Certains temples sont entièrement consacrés à Alc’houen.

Traditions : Présentation des enfants, Remise des diplômes, Mariage, funérailles

Fidèles : Magiciens, Druides, Juristes, Bibliothécaires, Chercheurs, Portiers.

Notre Dame des Clés est la version chrétienne de Alc’houen. Mais il s’agit encore d’une adaptation faite par les évangélisateurs. J’en ai entendu parler lors de la Troménie de Locronan (29). Ce pardon immense prouve à combien les bretons sont attachés à leurs croyances.

Hervé

Demi-dieu ; CN

Description : Moine aveugle et ermite, passionné de musique, il s’impose vite comme un homme de culture. Il se chargeait de sauver les âmes injustement prises par les démons.

Attributions : âmes ; Tromperie ; Farce ; Musique

Arme de prédilection/symbole divin : Son symbole et son arme sont la canne (bâton), guide des aveugles.

Dogme : Il est possible de tout obtenir honnêtement, car les conventions ne sont jamais parfaites. Il est donc toujours possible en cas de nécessité absolur de contourner le système. Les démons et autres créatures maléfiques sont des êtres certes dangereux, mais assez amusants. Mieux vaut les tourner en ridicule et les humilier que de les tuer bêtement.

Représentativité : Les prêtres d’Hervé sont rares. Bien souvent, ils sont également bardes ou filous. Les gens les apprécient, car ils sont plein d’humour et de dérision. Tous sont très attachés à aider les non-voyants.

Traditions : Baptême et funérailles, ainsi qu’une cérémonie permettant de sauver les âmes prises par les démons. Celle-ci a lieu une fois l’an sur le Mene Bre.

Fidèles :Bardes, Aveugles, Voleurs

Véritable ermite de l’ère chrétienne, ce moine était réputé pour ses sauvetages d’âmes. Nombre de musiciens lui sont associés, car il est leur saint patron.

Aérius  

Article par Aérius
publié le 5/10/2005

Rafaîchi le 11/09/2008

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